Como é que se pode ser afegão em Paris?

Atiq Rahimi, vencedor do Prémio Goncourt 2008 com Pedra-de-Paciência, escreveu uma carta-aberta que reclama medidas que resolvam o problema de muitos afegãos sem-abrigo que dormem ao frio nas margens do canal St. Martin, em Paris.
Um excerto:

«Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente. Les plus chanceux ont une écharpe et un bonnet. Presque pas un n’a de gants. Le thermomètre pointe zéro. Qu’est-ce que ça change ? De toute façon, ce n’est pas le maigre brasier, deux planches minables, quatre cageots humides qui vont les réchauffer.
Ils sont cent cinquante à peu près. Cinq cents dans tout Paris, à marcher dans des tennis troués, à tourner, sans trouver où s’arrêter au chaud.
(…) Souvenez vous de ce temps : on appelait encore un mineur un enfant. Aucun ministre alors ne se serait permis de nous laisser croire qu’il est bon de laisser un enfant l’hiver dans la rue. Même étranger.
Et il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s’il était sans papier. (…)»

A carta foi escrita no dia 7 e ontem, domingo, algumas centenas de pessoas manifestaram-se junto ao canal. Várias personalidades da vida cultural francesa – como Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg, Patrice Chéreau, Agnès Jaoui, Marie Darrieussecq, Laurent Cantet, Charlotte Rampling e a iraniana Marjane Satrapi – subscreveram o texto de Rahimi, aqui.



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«Tenho a suspeita de que a espécie humana - a única - está prestes a extinguir-se e que a Biblioteca perdurará: iluminada, solitária, infinita, perfeitamente imóvel, armada de volumes preciosos, inútil, incorruptível, secreta» Jorge Luis Borges