Le Clézio por Assouline
No momento em que publiquei, ontem, os links para as primeiras reacções francesas ao Nobel 2008, Pierre Assouline ainda não tinha escrito nada sobre o assunto no seu blogue, o mais lido e influente da blogosfera literária francófona. Era uma questão de tempo, claro. Umas horas depois, o post apareceu. E começa assim:
«Pour un fois, pas de malentendu ni d’ambiguïté : les académiciens suédois membres du comité Nobel n’ont pas cherché à biaiser en couronnant l’engagement d’un intellectuel à travers un essayiste ou un dramaturge, mais bien un écrivain pour son oeuvre. Rien qu’un écrivain. Juste un écrivain. Du genre romancier, celui “qui se pose des questions”. Ce n’est ni réducteur ni restrictif dès lors que le territoire de la fiction a occupé toute la vie de celui-ci, Jean-Marie-Gustave Le Clézio, 68 ans. Non qu’il ne fût bon qu’à ça (un peu d’enseignement, tout de même), mais il ne rêvait que de ça depuis son plus jeune âge. Tant et si bien qu’on a rarement vu écrivain si dégagé, si retranché, si préservé des miasmes de l’actualité et de la chronique des évènements courants (excepté les débats sur le colonialisme, qui le touchent de près en tant que descendant de Mauriciens blancs). On chercherait en vain son nom au bas des pétitions. Il n’encombre les médias, à reculons et sans hausser le ton, que lorsque paraît l’un de ses livres. Cet homme sans pays natal, mauricien de coeur, de mémoire et de papiers, appartient au paysage littéraire français depuis un demi-siècle. Nice où il est né et où il a vécu n’est qu’une des haltes d’un nomade qui a élu domicile à Albuquerque (Nouveau-Mexique), dans la baie de Douardenez en Bretagne d’où venaient les siens il y a longtemps et même récemment, de manière provisoire, à Séoul où il a enseigné l’écriture et vécu dans une famille. Entre Le Procès-verbal (Renaudot, 1963), son premier roman d’une modernité, d’une force et d’un culot formels remarquables, retrouvés dans La guerre ou Désert notamment, et certains de ses derniers titres beaucoup plus faibles (Ourania, Diego et Frida, Ballaciner), il a été nécessairement inégal. Le dernier épisode de son infini roman des origines vient juste de paraître. Ritournelle de la faim (207 pages, 18 euros, Gaillimard) renoue avec son meilleur mais dans un style moins ardent, gagné par la maturité de l’âge. Une histoire écrite en mémoire d’une jeune fille aux semelles de vents, sa mère-courage en fait, qui fut malgré elle une héroïne à 20 ans, racontée aux accents du Boléro de Ravel à la première duquel elle assista.»
O resto do texto pode ser lido aqui.
Comentários
2 Responses to “Le Clézio por Assouline”
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Pensei que se dizia “une fois”. Ou, no caso, ‘fois’ é um nome de género masculino e com um outro significado?
http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_rubrique=1406&id_article=4598
Este éo Link do programa La grande librairie.
Não percebi pq não fizeram uma entrevista exclusiva… com o Clézio. Estranho!
O Jean Enchenoz marcou uma presença-castigo, não vos parece.
Bizarrie francesa.