O mediático desaparecimento de Michel Houellebecq

Pelos vistos, ninguém sabe onde pára Houellebecq, que faltou a vários compromissos de promoção do seu último livro, o que só aumentou, claro está, a promoção do seu último livro. Para tornar a manobra ainda mais perfeita (se é que se trata de uma manobra), Houellebecq caprichou na ironia. Para começar, o dito romance tem como título O Mapa e o Território. Depois, ele próprio surge na história, como personagem que desaparece misteriosamente. Enfim, esperemos apenas que o desenlace não seja o mesmo.

Houellebecq vai a Paraty

Michel Houellebecq, recente vencedor do Prémio Goncourt (com o romance La Carte et le Territoire), é um dos nomes fortes do cartaz da Festa Literária Internacional de Paraty (FLIP) de 2011, que decorrerá entre 6 e 10 de Julho. Além do escritor francês, estão já confirmadas as presenças de James Ellroy, Antonio Tabucchi, João Ubaldo Ribeiro, Andrés Neuman, Claude Lanzmann, Joe Sacco, David Remnick, Emmanuel Carrère e valter hugo mãe.

[via Ciberescritas]

Pierre Assouline sobre o novo livro de Michel Houellebecq

La carte et le territoire (Flammarion), o novo romance do autor de As Partículas Elementares, só vai para as livrarias no dia 8, mas Assouline já o leu e diz de sua justiça:

«Alors? Alors rien. Non qu’il ne se passe rien, mais il n’y a rien au bout. Pas d’enjeu. Du moins s’il y en avait un, il est traité avec une telle absence de tout ce qui fait une charge (violence, provocation, agressivité…) que cela tape dans le vide. On cherche en vain à retrouver l’énergie du plus aigu de nos sociologues littéraires, celui qui n’a pas son pareil pour anticiper, annoncer et refléter l’air du temps, le même qui s’imposa par sa mise à nu de la misère affective et sexuelle de l’homme occidental et sa dénonciation des religions meurtrières. Quand on prétend s’attaquer à de tels milieux et aux valeurs qu’ils charrient, à commencer par la dénaturation de l’argent, on le fait avec un tout autre mordant, et des arguments autrement plus solides, fussent-ils transcendés par une prose poétique. On guette une vraie réflexion sur le rôle et le statut de l’artiste dans la société, puisque ça tourne autour de la chose, mais rien ne vient. Par manque d’épaisseur ou excès de sagesse. (…)
Sauf imprévu, le scénario de la rentrée littéraire pour les semaines à venir est écrit. La carte et le territoire va écraser le reste. La critique sera quasi unanime dans l’admiration. Ceux qui s’en écarteront seront sèchement rappelés à l’ordre comme vient de l’expérimenter Tahar Ben Jelloun : il s’est fait cogner par les internautes sur la Toile pour avoir osé rapporter dans sa chronique de La Repubblica tout le déplaisir que lui avait procuré la lecture de ce livre. Elisabeth Badinter donne bien le ton de ce que sera le fond de l’air littéraire en déclarant :” Pour moi en France aujourd’hui, il n’y a que deux romanciers qui ont su renouveler le rapport hommes/femmes : Virginie Despentes et Michel Houellebecq”. C’est entre eux que cela se jouera au final. En attendant, on s’arrachera les droits du roman de Houellebecq à la foire de Francfort. Il s’en vendra 150 000 exemplaires, et bien 400 000 une fois que le Goncourt lui aura été attribué. Car on ne voit pas par quel mystère, à moins d’un faux-pas médiatique du candidat malgré son intelligence tactique et sa prudence désormais éprouvée, comment le jury ne serait pas sensible à un roman qui a tellement tout pour lui plaire. C’est même à se demander si Houellebecq ne l’a pas fait exprès.
Son roman a de la main (423 pages, parfait pour les cadeaux de fin d’année, quand tant d’autres semblent plus légers à cause de leurs 150 pages alors qu’ils ont plus de poids), et il est sympathique. Les Goncourt, qui ne détesteraient pas que leur image devînt un peu plus jeune-et-moderne, se réconcilieront à moindre frais avec leur trublion grâce à un roman qui présente l’avantage d’être moins triste que celui d’Olivier Adam et moins trash que celui de Virginie Despentes. Traînés dans la boue par la critique et boudés par le public en 1998 pour avoir préféré Confidence pour confidence de Paule Constant aux Particules élémentaires qui avait été “le” livre de la rentrée, ils en ont conservé un souvenir amer. Depuis, son auteur est devenu l’écrivain français le plus connu et l’un des plus vendus à l’étranger. Si les dix de Drouant passent à nouveau à côté, leur casier judiciaire risque de s’alourdir. Cette fois, on ne voit pas comment Houellecbecq et Goncourt pourraient s’échapper l’un à l’autre. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.»

Duelo de titãs: MH vs. BHL

Está desfeito o grande mistério da saison literária, em França. Quando Teresa Cremisi (administradora da Flammarion) anunciou há uns meses, a um grupo de 300 livreiros, a publicação próxima de um “livro secreto” e bombástico, com uma tiragem inicial gigantesca (entre 100 e 150 mil exemplares), teve início um verdadeiro vendaval de especulações. Ao saber-se que um dos co-autores seria o ultra-polémico Michel Houellebecq, houve palpites para todos os gostos: de Carla Bruni a Lionel Jospin, passando por André Glucksmann, muitos foram os candidatos ao braço-de-ferro com o criador de As Partículas Elementares e Plataforma.
Afinal, ninguém acertou nos prognósticos, porque o adversário de Houellebecq é (rufar de tambores) outro devorador do espaço mediático: Bernard-Henri Lévy. A obra intitula-se Ennemis Publics (Inimigos Públicos, o que me parece apropriado) e reúne correspondência trocada pelos dois entre Janeiro e Julho deste ano, sobre temas tão vastos como «a literatura, a intimidade, o humor, os seus pais, o amor e as respectivas reputações».
O livro chega às livrarias francesas a 8 de Outubro.

«Tenho a suspeita de que a espécie humana - a única - está prestes a extinguir-se e que a Biblioteca perdurará: iluminada, solitária, infinita, perfeitamente imóvel, armada de volumes preciosos, inútil, incorruptível, secreta» Jorge Luis Borges